ETOILE

Aujourd’hui nous sommes le 6 mai 2016. Il y a un mois jour pour jour tu es parti rejoindre les cieux, les constellations, tu es parti de l’autre côté.

                  D’abord je dois parler du 5 avril. Tu avais trois mois et cinq jours. C’était un jour parfait. Un jour aussi routinier que les autres, mais avec cette saveur inhabituelle qu’ont certains jours, parfois, sans raison, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Tout me paraissait flotter dans une ambiance de légèreté et de perfection, cette bonne humeur où la vie semblait me sourire dès le réveil, ta beauté, ta gentillesse, tes sourires, l’amour partagé par notre famille, ton papa qui est parti plus tôt au travail et moi qui me préparait avec allégresse avec toi qui gazouillais à mes côtés pour aller plus tard le rejoindre, je me disais « quelle belle journée ! qu’est ce qu’elle commence bien ! ».

                  J’avais raison. Tout se déroulait parfaitement, dans cette banalité du quotidien, illuminée de ta présence, et d’un je ne sais quoi qui ressemblait au bonheur. De prendre le métro avec ta poussette, d’arriver en ville, de rire avec les collègues, partager une brasserie avec ton papa, de faire mon travail administratif pourtant rébarbatif avec la satisfaction du travail bien fait, jusqu’au soir où nous avons passé une agréable soirée avec un ami, eu des grands moments de rigolade, des discussions passionnantes, je t’ai endormi en te câlinant tendrement, j’ai dit « tiens il est un peu grognon ce soir, il a pleuré un peu plus fort et quelques minutes de plus ! », mais ça paraissait si anecdotique, si peu alarmant.. Ça aurait pu l’être, c’était déjà arrivé, on s’étonnait plutôt avec fierté que tu sois toujours si heureux, souriant et facile, jamais pleureur ni exigeant.

                  Tu t’es endormi dans ton petit landau et nous sommes rentré tous les quatre, il était tard et nous hébergions notre ami pour lui éviter de prendre les transports, disparates avant le lendemain.

                  Je me suis couchée en pensant que j’étais sans doute la personne la plus chanceuse et la plus heureuse du monde. Tu étais à côté de nous dans ton petit landau, endormi, je t’ai embrassé.

                  Je ne t’ai jamais revu vivant. Ton papa m’a raconté, plus tard dans la journée, que tu avais pleuré très tôt pour ton biberon du matin comme à ton habitude, il ne m’a pas réveillée et te l’a donné, puis repu tu t’es rendormi paisiblement, heureux et souriant comme toujours, à nos côtés.

                  Très peu de temps après, je me suis réveillée, le premier millième de seconde, emprunte de ce bonheur indescriptible et confortable comme un nuage du paradis de retrouver mes deux amours pour une nouvelle journée. Ça n’a pas duré une seconde entière. J’ai compris tout de suite. Je t’ai vu et j’ai hurlé le prénom de ton père, hurlé, hurlé, il s’est réveillé et t’a pris, tandis que mon corps dévalait les escaliers, mes doigts composait un numéro et ma voix hurlait au secours et notre adresse, mes oreilles entendaient les hurlements désespérés de ton papa « NOOOONN… NOOOON… » qui me hantent souvent désormais.

                  Puis la raison, sans me quitter tout à fait, m’a presque désertée pour laisser place à une sidération crispée, hurlante. Je savais. Je n’ai eu aucun espoir, pas une seconde. Comment l’expliquer, je n’en sais rien, oui les secours sauvent des vies, réaniment, ramènent à la vie des gens qu’on pensent perdus. Moi je savais. Tout s’est déconnecté en moi. Il n’y avait plus qu’un gouffre, le néant, le désespoir. Je n’ai su que des jours plus tard ce qu’il m’était arrivé exactement : le choc et la douleur sont si intenses et insupportables que le cerveau, en parfait technicien, fait son travail pour éviter la mort psychique ou l’accident organique, comme un arrêt cardiaque par exemple ou une décompensation délirante totale et parfois irréversible.

                  Je me suis jetée à terre, m’éraflant les chevilles, cramponnée aux pieds de tables qui étaient à portée de mes mains, et j’ai hurlé, hurlé, en continu, c’était parfois entrecoupé de spasmes rauques comme des vomissements mais rien ne sortait, j’avais l’estomac vide.

                  Je ne souhaitais qu’une chose expressément, mourir, vite, c’était la seule supplication que j’étais capable d’émettre, mourir, vite, s’il-vous-plaît, je vous en supplie, c’est absurde, je suis morte, et les fonctions vitales de mon corps n’ont pas cessées, mon cœur bat ,je respire, comment cela est il possible, c’est insensé, je veux mourir, je dois mourir, ma vie s’est arrêtée, elle n’est plus qu’un calvaire digne du ventre des enfers, seul le néant pourrait me libérer, le vide, le rien. Rien, rien, rien ne peut être pire que ce que je vis à ce moment. Vous pourriez m’écarteler, me scier les membres, que sais-je, peu m’importe, rien ne pourrait être pire comme douleur, rien ne pourrait rivaliser avec mon désarroi.

                  Cela a dû durer plus de deux heures, deux heures de hurlements incessants et de crispation, de spasmes, je n’ai même pas entendu les secours arriver et entrer dans la maison, malgré leur nombre, une quinzaine de personnes, leurs allers-retours incessants dans les escaliers, tout le matériel transporté, durant ces deux heures où ils ont tout essayé, tout tenté, pour te ramener à la vie.

                  Ton papa et notre ami étaient là, désespérés eux aussi, ils essayaient parfois de s’approcher de moi pour me parler, m’enrouler dans une couverture, me demander de les regarder en face pour se rassurer sur mon état, ils ont dû penser que je devenais folle. Je ne voulais pas qu’on me parle, je fuyais à quatre patte, je me bouchais les yeux et les oreilles en me balançant d’avant en arrière. Je savais très bien ce que tout le monde voulait me dire, et c’était parfaitement impossible que je l’entende.

                  Après tout ce temps à crisper mon corps et pousser ces hurlements, l’épuisement m’a envahie, d’un coup. Une infirmière et un pompier très gentils m’ont donné un sédatif et m’ont assise dans le canapé, ils me parlaient gentiment, se voulaient réconfortants, forts et doux pour contenir ma détresse. Ils m’ont expliqué que je devais signer un papier si je donnais mon accord pour l’autopsie, que c’était mieux pour savoir si tu avais une anomalie cardiaque non détectée par exemple, pour le jour où on aurait peut-être d’autres enfants, que c’était important pour nous d’avoir des réponses même si il était possible qu’il n’y en ait pas. Ma main a signé, sans que je sache comment, l’infirmière très gentille m’a dit qu’elle allait m’aider à m’habiller pour partir avec toi en ambulance, par ce que ton corps devait être transféré à l’hôpital et papa et moi devions être reçus en cellule de crise.

                  C’était si absurde et irréel, j’étais dans mon corps sans y être, extérieure. Elle me tenait la main pendant que je prenais un pull dans l’armoire, puis un collant, trouver des chaussures, prendre mon sac.

                  Depuis, tout ou presque a cette teinte d’irréalité, absurde, abjecte, la réalité est inadmissible, inacceptable, insensée, toute espérance s’est évanouie. Les choses n’ont plus de goût. De toutes façons, bonnes ou mauvaises, qu’importe. Tout me laisse indifférente, vide. Sauf toi. Ton odeur, tes photos, tes peluches qu’on serre désespérément contre nous la nuit et parfois le jour avec ton papa. Toi, ton image, ton amour, tes sourires, ton magnifique visage, ton petit corps adorable, ta malice, ta curiosité, tu emplis tout mon être. Et à la fois tu laisses un si grand vide.

                 Je passe des heures avec toi, ton visage devant mes yeux clos, mes doigts serrés autour de la médaille gravée de ton prénom, la mémoire de ton odeur dans les narines, les oreilles remplies du son de ta voix. Et pourtant tu n’es pas là. Physiquement du moins.

                  Alors je cherche ta présence partout, ton énergie, je voudrais qu’elle se love et s’entrelace dans mon cœur et le réchauffe.

                  La semaine de l’organisation des obsèques, nous nous maintenons dans une agitation fébrile. Tout doit être parfait pour toi. Tes plus belles photos, des morceaux de musique qui ont du sens pour nous, pour toi. The great gig in the sky, je disais parfois en plaisantant à moitié que je voulais qu’on écoute ce morceau à mes funérailles. Nous l’avons écouté aux tiennes. Jamais je n’aurais cru cela possible. C’est tellement impossible.

                  Rien, non rien ne peut nous réconforter ou nous consoler. Mais notre entourage, du plus proche au plus lointain, a été merveilleux et des milliers de pensées t’accompagnent, nous accompagnent, tout le monde à sa manière nous a aidé et soutenu.

                  Depuis la cérémonie nous nous efforçons de reprendre le cours de nos vies, en sachant que ce sera long et dur avant que cela nous paraisse naturel et pourtant nous essayons.

                  Nous sommes des passants comme les autres, nous croisons des inconnus, comme avant, sauf que plus rien ne sera jamais comme avant, mais ils ne le savent pas, comme nous ne savons rien d’eux. Mais il continuent de marcher dans la rue, de regarder leur montre, de parler, de demander du feu, de vivre. J’ai l’impression d’être un zombie au milieu de cette foule, un zombie déguisé en humain, un déguisement très bien fait qui trompe tout le monde.

                 Je peux aller à la poste. « bonjour, je voudrais affranchir ce courrier, oui ce sera tout, merci madame, bonne journée, au revoir ».

Je peux m’asseoir à une terrasse. « Un café et un verre d’eau, s’il-vous-plaît ».

Les gens me trouvent normale. Une sale tête quand même, ou l’air fatigué, peut être même par moment un peu paumée.

Mais personne ne voit, ne sait. Que ce hurlement des premières heures ne s’est jamais arrêté. Maintenant, il est à l’intérieur, dans mon ventre, dans mes oreilles, sous ma peau. Que ces incessants hurlements de douleur ne cessent jamais, même dans le rire quand la vie me rattrape.

Je marche dans la rue et personne ne l’entend. Personne ne le voit. Parfois je me demande comment j’arrive à garder ça en moi, je me dis ça y est, je vais tomber ici à genou, mes jambes ne me porteront plus nulle part, je veux cogner ma tête par terre en hurlant jusqu’à ce qu’elle éclate, par ce que je ne veux ni ne peux vivre avec cette réalité.

Mais je n’en fais rien. Je baisse les yeux, et mets un pied devant l’autre.

Toutes les situations autrefois banales paraissent désormais absurdes. Pas absurdes ou insensées ou incohérentes comme des situations peuvent l’être parfois dans la vie de tous les jours. Pas absurde dans de la matière. Absurde dans du vide.

                  Je déjeune dans une brasserie et on me rapporte mon plat, les gens parlent, rient, mangent. J’ai envie de me lever et de leur hurler d’arrêter, de tout foutre par terre, de tout casser. De leur dire qu’ils sont tous fous de continuer à vivre alors que le temps s’est arrêté, que plus rien n’aura jamais la même couleur et qu’ils ne le voient même pas. Comment osent-ils ? À quoi bon ? Qu’est ce que je fous là, hein ?

                  Mais je reste à ma place. J’ai un comportement socialement adapté. Mon monde s’est arrêté de tourner mais pas la terre. Mes collègues me disent il faut rappeler machin pour telle chose; untel est passé. Je dis oui. Je vais à la cpam, à la caf, je fais la queue. Tout ça n’a plus d’importance. Mais il faut le faire. Je me sens grotesque. Parmi ces codes, ces gens, ces formalités. Comme une âme damnée.

Je suis dans ce monde mais je n’y suis plus.

                  Je confiais récemment à une amie que je parlais plus facilement aux inconnus, aux psychiatres et médecins en l’occurrence, par ce que ce que je vivais, contenant ce que j’ai vu, entendu, la mort, celle de mon enfant, était tellement dur que forcément je me freinais pour préserver mon entourage.

                  C’est un fardeau si lourd, si horrifique, ça paraît naturel de vouloir protéger les gens qu’on aime de ces visions et de ces souvenirs, de ces ressentis.

                  Elle m’a répondu que si j’avais envie de mourir je pouvais lui dire, qu’on en parlerait, qu’il fallait en parler. Elle a raison et je l’en remercie. Bien sûr qu’on pense à mourir dans ce genre de situation, ça n’est tellement pas naturel de survivre à son enfant. On pense à la mort. Je dis on, pas tout le monde peut être, mais beaucoup j’en suis sûre.

                  Ça m’a fait penser que le pire n’était pas de penser à la mort mais de se savoir condamnée à vivre, vivre avec cette réalité, cette réalité inacceptable.

                  Je ne serai plus jamais la même. Les choses non plus, tout a changé, le gris des immeubles est plus gris, les bassesses de la vie sont plus basses, et pourtant cela me laisse indifférente. Le beau, le moche, finalement c’est pareil, je m’en fous. La plus belle chose au monde ne te ramènera pas parmi nous. Je ne te serrerai plus dans mes bras, je ne fondrai plus mes yeux dans les tiens, je ne respirerai plus l’odeur de ton cou, je n’embrasserai plus tes pieds pour te faire rire. Alors les usines peuvent polluer, les piétons peuvent marcher, les paysages et la poésie peuvent être magnifiques. C’est pareil.

 

                  Parfois, par ce que je te l’ai promis, j’essaie de décider de me raccrocher à la beauté des choses; alors j’admire le bourgeon, la fleur qui s’épanouit, les nervures d’une feuille, le rouge gorge parfait et dodu qui se pose dans le jardin, j’écoute le chant des oiseaux et je laisse le vent glisser sur mon visage. J’essaie de les prendre comme des petits fragments d’un futur bonheur que je n’entraperçois plus. Cela ne fonctionne pas encore très bien, j’aurais voulu que tu fasses toutes ces découvertes printanières ici avec nous, l’année prochaine tu aurais fait tes premiers pas et couru maladroitement dans le jardin, et nous t’aurions rattrapé dans nos bras bercés par ton rire d’enfant. Je t’aime mon fils. Je t’aime tellement. Je veux te dire que ta mort a voilé ma vie, mais ce qui a bouleversé et changé ma vie, c’est ta naissance. Je ne suis plus que moi, je suis aussi ta maman. Ta maman qui t’aime éperdument mon petit baleineau. Je t’aime tel que tu es aujourd’hui, ça ne change rien, je t’aimerais avec cette même intensité jusqu’à mon dernier souffle. Je suis tellement fière de toi, j’ai tellement de chance d’avoir eu un enfant si radieux qui a illuminé ma vie.

                  Aujourd’hui, je ne tombe pas à genou dans la rue, je réprime les hurlements de douleur, je ne me laisse pas aller, comme on dit. C’est ce que j’essaye de faire. Mais mon corps n’est pas d’accord, il ne peut pas opérer ce choix raisonnable, et depuis quelques jours, l’indicible douleur que je ne pourrais même pas exprimer en mot ou en acte, mon corps l’exprime de toutes ses forces. D’abord ces horribles douleurs thoraciques, qui sont en fait des spasmes œsophagiens; niveau douleur ça ressemble à une attaque, c’est vif, régulier, oppressant. Puis le prurit et l’œdème, les poussées de fièvre, ces démangeaisons intenses et douloureuses qui ont commencées par les pieds, les jambes et les bras, et gagnent du terrain pour me recouvrir le corps entier, le visage, le cuir chevelu, ce qui m’occasionne d’incessants allers-retours chez le médecin, les urgences, les spécialistes, les labos qui me laissent dans un flou médical absolu, conséquences somatiques post-traumatiques, allergie soudaine à on ne sait quoi, j’ai l’impression que mon cas les laissent aussi largués que moi, on se gratte tous la tête mais pas pour les mêmes raisons..

                  Ma blessure invisible, mon corps l’extériorise. J’ai les jambes et le visage déformés, des plaques rouges partout, je n’ai pas pu marcher pendant deux jours, c’est vraiment impressionnant.

Physiquement je souffre, je prends cher comme rarement dans ma vie, c’est même inédit, pourtant ce n’est que pacotille par rapport à ta perte. Je pense des choses absurdes, je me dis que je préférerais rester comme ça pour toujours et que tu reviennes. Cela n’a strictement aucun sens mais je ne peux pas m’en empêcher. Je pense à des choses comme ça sans arrêt.

Il m’arrive de divaguer seule, et de penser de toutes mes forces, reviens, reviens, je t’en supplie. Je sais que c’est impossible pourtant. Et que je dois te laisser en paix, me montrer sereine pour toi et que nous nouions une autre relation, intérieure, non physique.

Il y a trois jours un médecin a jugé que mon état nécessitait une hospitalisation et il a appelé une ambulance. Même si aujourd’hui ça ne va pas encore mieux je n’y ai passé que la nuit. Il parlait de surinfection au niveau des démangeaisons que j’avais gratté jusqu’au sang. J’ai très mal supporté l’ambulance et l’hôpital évidemment, surtout qu’on était à quelques pièces près au même endroit que le 6 avril.

J’ai pensé que c’était mon tour, que je faisais un choc septique. Quelques instants, ça m’a réjouie. J’ai vu ça comme une libération et aussi des retrouvailles. Depuis le 6 avril, je n’ai plus peur de ma propre mort. Je lui disais, allez, viens me chercher après tout c’est très bien comme ça. Puis j’ai pensé à ton papa, puis à mes parents, aux gens qui m’aiment. Puis j’ai pensé à ma détresse de t’avoir perdu physiquement. Alors j’ai eu peur, pas de la mort, mais de laisser des gens vivre dans ce désespoir.

                  C’est le seul sens de la vie finalement, moi qui ces derniers jours n’en trouvais plus aucun, je me demandais bien où j’allais devoir aller, ce que j’allais devoir faire pour un jour remettre du sens sur quelque chose, mais il est là, c’est l’amour qui nous unit les uns aux autres. Et quelque soit les chemins que j’emprunterai désormais et quoi que je fasse, c’est l’amour qui donnera du sens au tout.

L’amour que j’ai pour toi, pour ton papa, mes parents, ma famille, mes amis, nos futurs enfants, et aussi celui que je mettrais dans chaque chose que je ferai et entreprendrai.

                  Mon étoile d’amour.

 

 

Aquarelle : tout es bleu, calme, apaisé. Peut-être est-on dans une grotte. L'image est à moitié sous l'eau, à moitié au-dessus, amphibie. Dans l'eau, en bas, une immense baleine regarde vers le heut et semble projeter un rayon lumineux, blanc, vers le haut. Ce rayon coupe l'image en deux, une partie gauche et une partie droite qui se ressemblent mais ne sont pas tou à fait miroir l'une de l'autre. Sur la rive, deux ombres de loup se détachent surle fond de ce qui semble être la paroi de la grotte et regardent, la tête levée, vers le bout, tout en haut, du rayon lumineux.

2017-10-15T17:50:52+00:00

Un commentaire

  1. Jessica Chekroun 6 mai 2016 at 23 h 49 min - Reply

    <3 un milliard de fois.

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