HOMO ET OU TRANS

////HOMO ET OU TRANS

HOMO ET OU TRANS

 « – C’est un garçon ! ». « – Ah non pardon, c’est une fille ! », et voilà, je suis née. Merci les infirmières.

Le jour de mes quatre ans, ma mère me demande ce que je veux et je réponds : « Je veux être A. », mon frère.

Je grandis un peu et mon caractère bien trempé se révèle. Une énergie terrible qui gronde en moi et qui me fait faire des trucs qui énervent mon père. J’élabore des stratagèmes pour voler l’argent de la tombola dans les tiroirs du bureau de mon institutrice pendant la récréation, je fais le singe en classe, impossible de me concentrer sur quoi que ce soit ou de rester à ma place alors on m’attache à ma chaise avec des bretelles. À la maison, je cours partout non-stop après mon chat, je me filme avec mon appareil photo en faisant des milliers de grimaces, je marche pieds nus,… Je vis quoi ! Mais ça mon père, ça lui plaît pas trop, alors ça finit en punition, tous les matins, tous les soirs, même en vacances je me retrouve enfermée à l’intérieur, à copier des centaines de lignes pendant que mon frère construit tranquillement des barrages dans la rivière avec mon père. J’ai la haine mais j’ai aussi peur.

Vers 10 ans, je fais du hockey sur gazon dans une équipe mixte, je suis gardienne de but et chef d’équipe. Au test de Cooper, je suis la seule fille qui rivalise avec les garçons, je cours d’un point à l’autre jusqu’à avoir cet espèce de goût de sang dans la bouche. Les garçons, je suis à la fois leur amie, leur rivale et leur amoureuse. Je ressens pour eux une espèce de fascination mêlée d’amour. Mon caractère n’a pas changé, mon père non plus. Il pète les plombs et change son système de punition, l’argent remplacera les lignes. Mais je reste ingérable à ses yeux, alors dans ses accès de colère, il m’immobilise à terre et il me frappe. Ma mère crie. Mon frère n’a jamais droit à tout ça, lui. Alors je me mets à m’habiller comme lui. Je récupère ses vieux vêtements et je me prends en photo dans ma chambre. Je rêve de faire du skate et de pouvoir enfiler une paire de Van’s mais y a jamais ma taille, puis c’est un truc de mec alors non. Puis, mon père part en couilles. Il se met à boire et trompe ma mère. Il rentre complètement torché et me chatouille dans le fauteuil jusqu’à ce que je pleure. Ça le fait marrer. Il me lèche le lobe d’oreille, le mordille. J’aime pas. Il vomit dans l’évier puis viole ma mère. Je ne l’ai su qu’il n’y a que quelques années.

Un ou deux ans plus tard, avec mon frère, on découvre notre attirance pour le corps des femmes. On roule en vélo jusqu’à la librairie du village et on fait semblant de feuilleter des magazines de jardinage, mais en vrai on mate les magazines de charme. Chez mes grands-parents, on passe presque une journée entière à apprendre à marcher silencieusement dans les escaliers qui craquent histoire de pas se faire griller la nuit quand on se rejoint dans le grenier pour regarder les pornos bizarroïdes qui passent à la TV. On se fait griller quand même. Alors on se rabat sur la section « sous-vêtements » de La Redoute, ça nous suffit. Moi, je rentre au collège. Avec les profs, je suis impertinente. J’suis dans la lune, je regarde par la fenêtre puis je pousse des cris d’animaux quand je m’ennuie, juste pour les faire chier. J’aime rien à part la bio et le français. Je shoote dans les portes des toilettes, je jette la perforatrice de ma voisine de classe par la fenêtre. Je sèche l’étude après les cours pour aller me promener en ville. Ça les rend dingue puis ça fait peur à ma mère alors direction l’internat pour filles à l’autre bout du pays.

Premier jour d’école, premier coup de foudre de ma vie. Je m’intègre bien, je n’ai peur de rien, pas même de réciter de la poésie devant la classe, la hantise de certaines. Puis un jour, je me rends compte que je suis totalement amoureuse de C., je le lui dis, alors la vapeur s’inverse. Du jour au lendemain, plus aucune fille ou presque ne me parle. Je suis seule, tout le temps. Du matin au soir, je me sens agressée par le regard des autres. Une fois dans la file d’attente du réfectoire, une fille me crache dans le dos. Plus tard dans l’année, une autre fille d’une année au-dessus de la mienne essaie de venir me narguer avec une amie à elle. Elle me tend la main en me disant « – Allez, regarde, maintenant on est amies ! ». Je fais semblant d’avancer ma main vers la sienne mais au dernier moment, je détourne ma trajectoire et lui assène une gifle dont elle se souviendra, je crois bien. Elle s’énerve. Plus tard, on sera assises par hasard l’une à côté de l’autre dans la salle d’étude et elle sera une des seules à me parler. Je sèche les cours de maths en me cachant dans la cour, je sèche les cours de natation parce que j’ai grossi tellement je stresse et que je me trouve moche. J’avais toujours été à la limite de la maigreur. Alors j’ai des retenues, des jours de renvoi. Ça m’arrangeait bien moi d’être enfermée à clef dans la salle d’informatique toute la journée, au moins j’échappais au regard des gens. Mais les « – Bonne nuit, la gouine ! » criés par-dessus les alcôves, la solitude et autres conneries quasi-quotidiennes me pèsent. Même à la maison quand je rentre le week-end, c’est le carnage. Mes parents ont divorcé depuis quelques années maintenant, et comme je suis hyper mal toute la semaine, forcément je suis infernale quand je rentre. Dispute non-stop avec ma mère et mon frère. On se bat, à deux, à trois. En mai, je craque. J’essaie de me foutre en l’air. C’est raté. L’année se finit lentement.

Je retourne dans mon ancienne école et je tombe amoureuse d’une autre fille. Cette fois, je le garde pour moi. Je sors avec mes premiers copains. Le premier me plaque parce que « j’esquive ses bisous ». Je dégage le deuxième après plusieurs mois. L’embrasser me dégoûtait. Sa petite sœur m’envoyait des sms du genre « n’oubliez pas les capotes ». Moi j’comprenais pas trop. J’ai mieux compris le jour où il a fermé la porte de sa chambre à clef et qu’il s’est couché sur son lit en me regardant bizarrement. J’ai esquivé le truc en faisant semblant de vouloir descendre jouer à la console avec ses sœurs pour apprendre à mieux les connaître. Il m’a montré les magazines pornos de ses parents cachés entre leurs piles de vêtements. Deux ans plus tard, on s’est revus et il m’a caressé la cuisse en me disant « – Un jour, tu me laisseras venir, hein ? ». Y a un truc qu’il a jamais compris, j’crois. C’était l’époque où je voulais absolument « être une fille » pour pas qu’on me remarque. Alors, je porte des sacs à main, du maquillage et autres trucs que j’avais jamais aimé jusque-là et que je n’aimerai sans doute jamais.

Trois ans plus tard, je tombe amoureuse d’une autre fille plus jeune que moi. On a une espèce de relation cachée. Elle se met à sortir avec un mec qu’elle amènera devant mon nez un jour, à la gare, sur le quai d’en face. Ils sont toujours collés ensemble, et elle me regarde quand elle l’embrasse, ça m’énerve grave autant que ça me perfore le coeur. Un jour, je craque. Je vais les voir et j’intimide le mec, il s’enfuit en courant et la plaque le lendemain. Un mois plus tard, ils se remettent ensemble. Je suis triste. Mais j’ai une meilleure amie sur qui je peux compter pour me remonter le mor
al et avec qui j’ai une amitié plutôt fusionnelle. Un jour, on part avec l’école en retraite religieuse à Taizé et c’est là, sur le lit superposé d’une petite chambre, que je coucherai avec une femme pour la première fois de ma vie. C’était plutôt rapide, plutôt inattendu, on était bourrées, mais c’était beau quand même. On recommencera plusieurs fois par la suite, hypnotisée que j’étais par son teint hâlé et ses yeux bleu. Ça a forcément fini par faire le tour de l’école et à nouveau, les gens ont parlé dans mon dos mais je n’en avais plus rien à foutre. Un jour, ma grand-mère décède et je pète les plombs. J’envoie chier tout le monde. Je ne verrai plus mon père pendant plus d’un an suite à ça. J’arrête l’école jusqu’à la fin de l’année.

Pendant l’été, je participe à un festival. Je prends de la drogue et pendant un pogo, je me retrouve coincée dans la foule loin de mes potes. Il fait trop chaud, je suis défoncée et je suis trop petite pour pouvoir me dégager. J’arrête de respirer. Mon champ de vision se rétrécit jusqu’à devenir à peine un croissant de lune et je n’ai presque plus de sensation de toucher. Je crois que je suis en train de mourir. Alors je crie et on me regarde sans rien faire, habitués qu’ils sont à voir des gens tripper. Je réussis à me dégager en titubant. Un jeune couple me prend par les épaules et m’amène jusqu’à l’infirmerie. Je suis incapable de soulever mes pieds du sol, alors ils me font glisser dans la boue, je suis en débardeur et je tremble comme une feuille, alors la fille me laisse son pull. Pendant des heures, je gamberge sur un brancard. Je récupère un peu de mon champ de vision. Une femme défoncée vient me voir, me caresse les cheveux et m’embrasse sur le front. L’heure de fermeture de l’infirmerie arrive alors on me dit que soit on prend mon nom et je vais à l’hôpital, soit je m’en vais. J’ai jamais voulu donner mon nom, ni inquiéter mes potes alors je me suis levée sans aucune sensation de toucher et je me suis traînée dans la boue en direction de ma tente. J’en avais jusqu’aux genoux parce qu’il avait plu pendant des jours entiers alors je me suis incrustée sans payer dans les douches du camping, un mec a essayé de m’arrêter mais une fille lui a dit de me laisser. Je ne sais pas quelle heure il était mais il n’y avait personne qui se lavait, alors je me suis mise toute habillée sous l’eau brûlante. Le lendemain, j’ai quitté le festival.

Après cet épisode, je n’ai plus jamais été la même personne. D’abord, j’ai eu peur de tout. Tout ce qui pouvait me faire entrer dans un état second m’inspirait une terreur sans nom, puis la foule aussi. Je n’ai plus jamais bu un seule goutte d’alcool depuis ce jour-là, ni pris la moindre drogue. Croyant être restée en vie par miracle, je me suis mise à croire en Dieu. Je suis devenue juive. Seulement, ça impliquait aussi que je renonce à mes désirs les plus puissants… l’amour pour les femmes. Alors, j’ai eu la haine, encore. J’ai fait signer des pétitions homophobes à mes potes à l’université, j’ai arrêté de parler à un de mes meilleurs amis parce qu’il était gay, j’ai recommencé à m’habiller « en femme ». Peu à peu j’ai repris confiance en moi, mais ça a pris deux ans. Pendant ce temps, une fille m’avait retourné le cerveau mais j’essayais de le nier. Puis, je me suis rendue à l’évidence. Je ne peux pas lutter contre moi-même. Alors j’ai viré les sacs à main et j’ai repris mon bon vieux sac-à-dos et mes pulls à capuche. Je suis sortie du placard une bonne fois pour toutes et cette fois, personne ne m’a jugée. Ça m’a fait du bien.

Cet après-midi, je suis tombée sur le site « Assignée garçon » et ça m’a foutu une sacrée claque. Aujourd’hui, je me pose la question de savoir si je suis « simplement » homo ou si je suis transgenre refoulée, si ça existe. J’ai pris l’habitude de me moquer des lesbiennes dites « masculines » et j’ai du mal à comprendre les personnes transsexuelles. Si elles considèrent qu’elles sont nées dans le « mauvais corps », c’est donc qu’elles pensent qu’il y a une espèce de dualité entre le corps et l’ « esprit » ou quelque chose du genre (du genre ? ô ironie aha). Dans ce cas, pourquoi leur corps serait-il le problème et pas leur esprit ? Ou alors y a deux types de trans ? Celles qui aiment pas leur corps et celles qui aiment pas leur esprit ? Si c’est ça, alors moi je suis une fille enfermée dans l’esprit d’un mec macho. Mon corps, je l’aime plutôt bien, donc j’peux pas être transsexuelle, si ? Pourtant toute ma vie, j’ai jalousé les mecs pour tout ce qu’ils possèdent, du pénis naturel aux Van’s. Est-ce que ça fait de moi une transgenre ? Je le refoule en me foutant de la gueule des lesbiennes « clichés » qui se baladent comme des mecs dans la rue… Au fond, je les jalouse ? Ou est-ce que c’est la manifestation d’une tendance à la conformité, même dans mon homosexualité ? J’en sais rien. J’suis du genre à me poser cent mille questions. « Pourquoi les gens s’embrassent TOUT le temps sur la bouche dès qu’ils sortent ensemble ? Pourquoi ça ne reste pas un plaisir ? Est-ce que si on baise pas, on est un couple quand même ? Est-ce que si on s’embrasse pas mais qu’on baise, on est un couple ? Est-ce que si on fait aucun des deux, on peut être un couple ? Pourquoi on ne pourrait pas aimer plusieurs personnes à la fois ?…….. ». J’ai toujours voulu être hermaphrodite et j’ai pensé pendant très longtemps que si l’être humain ne l’était pas, que je devais donc assumer le corps que j’ai reçu à la naissance selon mon espèce non-hermaphrodite. J’ai découvert sur ce site-là la souffrance que vivent les personnes cisgenre et je me suis remise en question. J’me moquerai plus. Je n’ai plus qu’une envie : les rencontrer. J’envisage d’écrire mon mémoire sur ce sujet que je crois, je comprends et méconnais totalement.

Putain, j’pouvais pas juste naître escargot, nan ?

 

 

M.

Illustration par Emilie Pinsan.

Illustration par Emilie Pinsan.

 

2016-03-20T19:11:05+00:00

9 Commentaires

  1. M. 1 avril 2015 at 17 h 14 min - Reply

    Quel beau et puissant témoignage ! Merci à toi ! (Tiens, on signe pareil, mais on est pas la même personne… Serait-ce un signe qu’on a des trucs à se dire ?)

    Je serais ravie de discuter de tout ça avec toi. J’ai une certaine réflexion sur le sujet, ça fait pas mal d’années que ça me suit de très, très près.

    J’ai l’impression que tu t’es plantée de terme, quand tu parles des personnes cisgenre : il s’agit des personnes qui vivent en accord avec leur sexe d’origine, c’est à dire donc la grande majorité des gens. Et en général, il n’y a pas de souffrance à être cisgenre…

    Je suis contente que tu aies écrit ce texte. J’ai écrit un mémoire universitaire sur le sujet, ça pourrait peut être faire avancer ta réflexion.

    N’hésite pas à me contacter… et courage !

    • M. l'auteure 1 avril 2015 at 18 h 48 min - Reply

      Merci, ça me fait plaisir !

      Oui, je me suis plantée de terme en utilisant le mot « cisgenre », je m’en suis rendue compte par après.. J’ai passé une nuit entière à écrire ce texte et je t’avoue que sur la fin ma tête est devenue un mixer à mots aha.

      Je prendrai avec plaisir les infos concernant ton mémoire, merci ! Je serais ravie aussi de discuter avec toi, j’ai lu tes témoignages et d’ailleurs c’est fou que tu postes une réponse sous mon texte, parce qu’en écrivant le mien, j’ai pensé au tien (« Entre mes jambes »)… Mais je ne savais même plus que c’était sur ce site que je l’avais lu, j’en lis tellement.

      Je vais trouver le moyen de te contacter. 🙂

  2. M., pas elle, l'autre. 1 avril 2015 at 19 h 27 min - Reply

    Voilà qui est fait. J’attends de tes nouvelles.
    Pour le terme cisgenre, ce n’est pas bien grave, même nous on s’y perd après des années de navigation… C’est tellement la galère, toutes ces appellations, ces étiquettes, ces mots moches utilisés pour désigner de parfois belles choses…
    Oui nos parcours sont évidemment très différents mais notre réflexion se retrouve, à un certain moment. Je trouve ça très intéressant et ce sera sûrement très instructif pour moi aussi de parler de tout ça avec toi.
    Et qui sait, peut être que nos échanges donneront un jour un témoignage à deux voix sur Polyvalence MP ? 😉

  3. Nymphetameen 2 avril 2015 at 12 h 40 min - Reply

    Bonjour! Ton texte est puissant et il m’a pas mal retourné. Tout d’abord, j’espère que tu vas bien!
    Ensuite, au vu de tes questionnement, je me suis dit que tu étais peut-être agenre (= ne s’identifie à aucun des deux genres masculin/féminin) ou non binaire (ne s’identifie aux deux?). Voici un texte écrit par une personne non binaire : http://lechodessorcieres.net/non-binarite/ peut-être que ça va t’intéresser.

    Sinon, juste pour info, on ne parle pas de transsexualité mais de transgenre, pour deux raisons : tout d’abord, les personens trans ne changent pas forcément de sexe (elles ne sont pas « dans un mauvais corps » mais simplement on les a mal assignées à la naissance 🙂 ). Aussi, le terme « transsexuel » est péjoratif d’un point de vue psychiatrique (c’est considéré comme une maladie) donc c’est pas très apprécié par les personnes trans.

    Voilà, j’espère que tu trouveras ton identité! Je te souhaite bon courage!

  4. M. 10 avril 2015 at 22 h 44 min - Reply

    Salut Nymphetameen !
    Pour ma part je considère tout ce bordel de désignations comme sans intérêt : on s’en fout, en fait. Les mots utilisés pour tout ça sont moches, c’est un fait. Aucun ne nous convient vraiment, il faudrait que chacun.e de nous s’invente son propre terme pour désigner son état, sa façon de penser, sa souffrance.
    J’utilise le terme transsexuel.le, tout autant que transgenre, ou trans plus généralement. Je sais que tu suis le courant de pensée dominant véhiculé par les assos, c’est ton choix, mais… bon, voilà. Il y a beaucoup à en dire.
    Etre trans, pour le corps médical français, ce n’est PAS une maladie (bordel !), mais une affectation. Un état. Et qu’on le veuille ou non, c’est comme ça. Pour ma part je suis persuadée que l’encadrement psychologique – et éventuellement psychiatrique – est plus que nécessaire, mais tout dépend des personnes, de leur parcours, de leur souffrance. Et je dis ça par expérience.
    Enfin, ça n’engage que moi ^^

  5. M. 10 avril 2015 at 22 h 45 min - Reply

    (Si je ne m’abuse on s’est croisées sur Lezinterim il y a quelques années, non ? 😉 )

  6. De Saint Léger Sarah 2 juillet 2015 at 14 h 37 min - Reply

    Magnifique ce témoignage <3

  7. Marguerite 6 juillet 2015 at 23 h 13 min - Reply

    Je suis en pleine questionnement en ce moment sur moi-même, sur mon envie d’être un garçon, même si j’aime mon corps de fille, mais que j’aimerais aussi avoir un corps de garçon. Je me reconnais vraiment dans ton témoignage, et il m’ouvre des pistes de réflexion. Merci beaucoup, et bon courage à toi.

  8. Ewi 19 août 2015 at 9 h 48 min - Reply

    Tu peux être un homme avec un vagin, ne pas avoir envie de changer ton corps pour qu’il corresponde a l idée de l homme dans la société. C’est pas grave. C’est normal. 🙂
    Témoignage très intéressant

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